Année 1053 de la troisième ère dite Askaärienne. Le monde est en proie aux anomalies spatio-temporelles et les continents sont en guerre. Incarnez le personnage dont vous rêvez et tentez de devenir le nouveau héros d'Aether, ou bien son destructeur.
 
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 Kyana Nahal

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MessageSujet: Kyana Nahal   Jeu 24 Oct - 12:00

Kyana Nahal


Race: humaine

Classe: puncher

Âge: 16 ans et quelque.


Ma liberté a un prix, le prix de ce poing levé vers les Dieux. Poing qu'ils vont bientôt se prendre dans la figure.


Ce que je vois à travers tes yeux

ou ce à quoi je ressemble


Chaque pas qu’elle fait  soulève un peu plus de poussière. Autour d’elle, le troupeau avance, fleuve régulier dans l’herbe ondoyante, laissant planer un doux son de cloche dans le vent du matin. La plaine s’étend à perte de vue et l’enclos, pourtant assez grand pour que les bêtes puissent y courir, semble aussi imposant qu’un parc à nourrisson. Et elle, au milieu, petite comme elle est, elle fait office d’insecte. Mais un insecte fier, sur le qui-vive en permanence, un insecte imposant de par sa présence. Un insecte fort, pas de ceux qui se font écraser. Un de ceux qui survivent, ce genre de bestioles qui semblent increvables. Elle doit faire pas plus d’un mètre cinquante cinq et sa carrure fait qu’elle ressemble à un jeune garçon, sans non plus que son corps en paraisse déformé. Elle possède des épaules plutôt larges, une démarche ancrée dans le sol et chaque mouvement, même le plus infime, dessine le contour d’un de ses muscles. Un nouveau pas, son pied qui semble se fondre au sol et à nouveau cette impression : elle flotte. Pourtant, elle est plantée de tout son poids dans la terre, mais son être vole. Elle semble imperturbable, à marcher vers un but précis. Tout droit, sans une seule hésitation, le regard braqué juste devant elle. Elle ressemble aux animaux du troupeau, même force, même volonté, même appartenance à cet endroit enivrant de grandeur.

La brise joue avec elle sans se gêner, la berce, la cajole, la bouscule. Elle continue, imperturbable, souriante devant la danse de sa vieille amie. Veille amie qui agite doucement l’étoffe rouge, épaisse dans laquelle elle est enroulée, titille le tissus de sa tunique large sans manche, transforme sa ceinture de corde en serpent fou et fait danser son pantalon flottant en lin blanc accroché à ses chevilles par un fil vermeille. Vieille amie qui essaie de chatouiller ses pieds nus, attaquant la chair à coup d’herbe folle, qui flatte ses épaules dés que la cape improvisé lui laisse une ouverture et qui lui murmure à l’oreille cette mélodie si familière et nouvelle dont le vent à le secret. Elle écarte imperceptiblement les doigts, captant la moindre perturbation, le moindre souffle de l’Insaisissable qui glisse sur sa peau pâle d’enfant autrefois malade. Dans ses cheveux sombres, emmêlés, l’air se fraye un passage. C’est lui qui a transformé la tignasse épaisse en une masse informe : elle le lui a permis, les laissant détachés pour qu’il en fasse ce qu’il souhaite. Ils lui arrivent au bas de la nuque et une armada de mèches lui tombe dans les yeux, encadrant son visage rond et serein. Elle a un facies très enfantin qui  nie ses quinze ans passés, des joues rieuses et un air quelque peu insolent.

Alors que, sans doute parce que son calme l’agace, la bise lui envoie une bourrasque dans la figure, elle ouvre les yeux. Deux yeux blancs, aveugles, derrière la forteresse noire de sa frange sauvage qui pourtant semble vous dire : je te vois.




Ce qui fait ce que je suis et ce que je serais.


La jeune femme les dominait de toute sa hauteur. Elle les avait encore mis à terre mais cela ne semblait pas la réjouir et comme d'habitude les compliments du maître la laissèrent de marbre. Vaincre les hommes était une chose. Vaincre les dieux en était une autre et toute sa vie avait été, depuis la révélation de son destin sa seule et unique priorité.

°°°°°°°

Kyana est le genre de personne qu'une victoire facile n'intéresse pas. Pourquoi se battre pour quelque chose gagnée d'avance ? Quel est l'intérêt ? Non pas qu'elle soit à la recherche d'une gloire que seul un défi périlleux pouvait amener. Dans la vie de tous les jours comme dans ce qu'elle entreprend de potentiellement grand, l'idée de tirer un quelconque plaisir d'un triomphe aisé ne lui effleure jamais l'esprit, même en tant qu'une hypothèse sur la nature humaine. Bien sûr, ceci peut sans doute être considéré comme une qualité : la volonté inébranlable qui amène toujours à l'amélioration de soi. Mais souvent, le chemin de la vie est bien plus sinueux que prévu et n'importe quelle volonté peut tourner en obstination voire en obsession avant d'être réduites en cendre par leur propre foyer, devenu trop ardent.

De plus, pour cette même raison, il est rare que Kyana vienne en aide aux autres. Que trois personnes s'attaquent à une seule ou qu'un adulte défie un enfant ne la dérange pas outre mesure car la règle qu'elle s'est fixée à elle, elle l'applique à tout le monde. On peut combattre voire vaincre des personnes plus fortes que soi à condition d'être assez tête de mule et de savoir s'y prendre. Ceux qui ne sont pas capable ni de l'un, ni de l'autre ne mérite pas qu'on les aides (bien que parfois, dans un élan de bonté, il lui arrive de venir au secours de quelqu'un, soit sur un coup de tête ou par simple envie de se dégourdir les membres, soit parce que cette personne ou son adversaire l'intéresse.).

Si Kyana est assez peu altruiste, il y a une troisième raison. Elle ne supporte pas d'être redevable à quelqu'un ou quelqu'un lui doive quelque chose. Elle ne s'encombre jamais de dette, ne demande jamais de contrepartie aux personnes qu'elle a épaulées et s'acquitte de son devoir tous les trente six du moi. Elle a du mal à supporter la reconnaissance des autres et fait généralement tout pour masquer la sienne. Elle part du principe que l'aide est un cadeau et qu'un cadeau ne se paie pas. (Et que l'on n'offre pas n'importe quoi à n'importe qui.)
Sans compter son sens de l'honneur assez particulier. Bien qu'elle ait beaucoup fréquenté le milieu des arts martiaux, elle ne peut pas sentir les gens pleins d'honneur qui préfère la mort à la défaite ou ce genre d'imbécilité sans nom. Elle possède certes, un sens de l'honneur mais il lui est propre et assez spécial. Pour elle, il n'y a pas d'autre défaite que celle de croire qu'on a perdu. Une lutte n'est perdue que lorsque que le soit disant vaincu ne se relève pas et se complait dans sa défaite. Le perdant qui se relève, fais un pas est finalement celui qui a gagné, car il en aura sans doute appris plus que le vainqueur. Un combat est un enseignement avant tout, un enseignement qui mérite parfois qu'on bafoue les règles. C'est pourquoi un adversaire qui frappera de manière peu orthodoxe n'est pas un combattant sans honneur mais un combattant astucieux qui a l'audace de se servir correctement de son environnement. Elle pense que l'honneur est avant tout une histoire de respect de sa propre personne.

Et Enfin, Kyana fait partie des gens qui ne font que traverser ce monde. Il aura beau être magnifique, elle aura beau s'abîmer pendant des heures dans l'Océan Spatial, respirer l'air de la plus haute de Montagnes d'Askaär, voir toutes les beautés du monde, il lui manque la chose la plus précieuse qu'elle puisse posséder. Sa liberté. Et c’est vers les Dieux qu’elle ira la reconquérir. Elle les a défiés, leurs a promis de venir reprendre ce qui lui appartenait et elle le fera.  La liberté n’a pas d’autre prix que celui qu’on lui donne, et elle lui a donné sa vie.

°°°°°°°

Kyana les avait à sa merci. Elle avait encore gagné et les compliments du maître confirmaient ce qu’elle pensait. Elle était prête.  La reconquête de son indépendance pouvait commencer.




Ce que j'ai vécu....

...ou ce passé qui m'a vu naître


Maman, maman…

La voix de la jeune adolescente était brisée, meurtrie. Elle arriva dans la pièce en courant, se cognant dans les murs, comme aveuglée.

-J’ai mal. Pourquoi  j’ai mal… ?  Ça résonne dans mon crâne, y’a un truc et des formes qui défilent dans mon esprit, ces formes parlent… Et y’en a une qui court… Enfin, je crois. Y’a un truc sur… Enfin… Je crois que cette forme pleure. Je ne comprends rien. C’est horrible, ça fait mal… J’ai mal…

La mère se leva, laissant son ouvrage et alla prendre sa fille dans ses bras, la serrant doucement contre son cœur pour la réconforter. Alors qu’elle commençait à la bercer, elle hurla.

-Je me suis touché la joue et…. La forme a fait un mouvement vers son visage… Elle m’imite. JE TE DIS QU’ELLE M’IMITE ! Elle va prendre ma place… Maman…

La jeune femme posa sa main sur le front de sa fille. Il était fiévreux, humide de sueur. Elle la porta jusqu’à sa chambre, la dévêtit  et l’allongea sous les couvertures, fermant les fenêtres au passage. Que se passait-il donc ? Inquiète, elle ramassa les vêtements qu’elle avait presque jetés par terre et se dirigea vers la cuisine où le nécessaire de médecine avait sa place. Alors qu’elle jetait les habits dans le bac qui attendait sagement la lessive un détail, finalement infime, l’interloqua. Elle saisit le bas et sourit doucement. Sa fille était maintenant une femme. Il était temps qu'elle retourne devant les dieux.


11 ans plus tôt.

Son cœur battait la chamade, la mère hurlait et le médecin n’arrivait pas. Il lui faudrait se débrouiller seul, accompagné uniquement par les conseils de la future grand-mère acariâtre. Tremblant, il saisit la petite tête, l’accompagna. Un deuxième cri ne tarda pas à se joindre au premier. Il coupa prestement le cordon tendit l’enfant à la mère et, dans un élan d’émotion, il s’évanouit.

Il se réveilla quelques dizaines de minutes plus tard, heureux comme il n’était permis à personne de l’être. Redressant difficilement la tête, il observa un instant la pièce avant de se relever prestement et d’aller vers sa femme. Cependant, alors que le bonheur irradiait son être, il se rassembla soudain à sa gorge, formant une boule d’angoisse, étouffant jusqu’à sa moindre parcelle de bonne humeur. Sa femme en larme le regarda, droit dans les yeux. Sa voix était brisée.

-Elle est aveugle.

°°°°°

Il ne la comprenait pas et il ne comprenait pas le malheur  que cela causerait à la famille. Voilà ce que la jeune mère pensait alors qu’elle arpentait les rues de la ville. Depuis six mois maintenant, son époux lui répétait sans cesse que ce n’était pas si dramatique, que quoi qu’il se passe et quel que soit le futur qui attendait le nourrisson,  elle était leur fille et qu’il devait se comporter avant tout comme deux parents. Mais ce qu’il ne savait pas, c’était que Kyana était la preuve même de sa culpabilité.

Son visage était masqué par l’ombre d’un capuchon et c’est ainsi accoutrée qu’elle se dirigeait vers la colline avec l’enfant dans les bras. Elle se mêla aux pèlerins qui venaient demander des faveurs aux pieds de la statue et commença son ascension. Seuls les Dieux avaient pu la punir de cette manière. Oui, seul les Dieux…

Sans doute se fourvoyait-elle brillamment. Les dieux n’étaient peut-être responsables de rien du tout et sa fille était née aveugle, comme beaucoup d’autre. Mais non, pas la sienne, pas son enfant. C’était une punition, oui, une punition divine.

Elle regardait à droite, à gauche, les yeux écarquillés comme ceux d’un animal traqué, tremblante, haletante. Perdue. L’enfant gémi.

-Chuuuut. Doucement, nous sommes bientôt arrivés. Chuuuut…. Ça va, ça va…

Elle zigzaguait maladroitement entre les passants qui formaient une foule de plus en plus compacte. Puis, au-dessus du troupeau humain se détacha une forme de pierre. Imposante. Écrasante. Elle se fraya un passage devant et s’agenouilla, posant l’enfant sur ses genoux, dominé par la masse des deux idoles. Puis, d’une voix hésitante, à peine perceptible, elle déclama.

-Si cela est votre fait, si l’infirmité de mon enfant est ma punition pour avoir visité le lit d’un autre homme et en avoir rapporté le fruit au sein de ma propre famille, je vous en supplie, épargnez le moi. Rendez-lui ce à quoi elle a le droit, laissez lui voir la beauté de ce monde même si elle y est venue de manière impure….

L’enfant se mit à pleurer.  Elle le reprit contre elle et se mit à le bercer machinalement, le regard dans le vide. Les yeux brouillés de larmes.

-Ayez pitié….

9 ans

-HAHAHA ! Encore raté !

Son camarade fit la moue. La bille trônait toujours dans la paume de la brunette qui, la main sur la hanche, attendait encore qu’il revienne à l’attaque.

-Bah alors, t’attends quoi ?

Il  prit une grande inspiration et se jeta sur elle en hurlant. Un grand sourire s’afficha sur le visage de la fillette et, alors qu’il venait sur elle, elle tendit le poing. Le môme lâcha un AÏE sonore avant de reculer de trois pas.

-C’est pas du jeu, t’es censé m’empêcher de la prendre, pas me frapper.

-Ton cri masquait presque le bruit de tes pas et j’avais pas envie de me casser la tête à réfléchir. C’est tout. Alors, toujours autant persuadé d’être le plus fort ?

-T’as gagné. Pour cette fois.

Son sourire s’étira encore. Elle rangea la bille dans sa poche sous l’œil déconfit de son ami. C’était la troisième fois de cette semaine qu’elle avait le dernier mot. De loin, sa mère l’observait. Depuis qu’elle était allée voir les Dieux pour leur demander pardon, elle faisait régulièrement le même rêve et elle ne faisait qu’entre-apercevoir sa réelle signification. Elle errait dans un lieu noir et clos et soudain, la lumière jaillissait alors que quelque chose naissait en elle. Puis, des dizaines de mains invisibles tentaient de lui arracher les entrailles. Elle se réveillait toujours, sans voix, se levait allait boire et retombait dans un sommeil de plombs. Toujours, toutes les nuits, sans exceptions.

Sa petite avait, quand à elle, bien grandi. Elle ressemblait beaucoup à sa mère, même si personne ne savait d’où lui venait son visage si rond et ses cheveux si noirs.

Deux ans après sa naissance, sa grand-mère était décédée et ils avaient hérité du domaine familial, perdu dans les plaines alentour. Ils passaient la moitié du temps dans les champs et l’autre moitié à vendre leurs productions en ville et Kyana les accompagnait toujours. A force de ballades sur le marché, elle avait finit par se lier d’amitié avec Jinui, un gosse de la ville. Alors qu’il l’avait vu soulever un énorme paquet, il était venu à son aide et avait eu, comme remerciement, droit à de vives insultes. Il avait rapidement compris que, même si elle était aveugle, elle était loin d’être fragile (ou en tout cas, faisait tout pour ne pas l'être) et qu’il  ne valait mieux pas l’agacer de trop. Elle était certes souvent malade et ne grandissait pas beaucoup, mais sa volonté faisait d’elle un buffle instopable à la moindre contrariété. Et ce jour-là, il avait été une contrariété.  Depuis, il s’amusait régulièrement avec elle, lui apprenant tant bien que mal des exercices qu’il découvrait grâce à son maître, dans une des écoles d’art martiaux de la ville. Et, comble des combles, elle gagnait souvent.

-Faudrait que je te présente à mon prof… T’es un cas intéressant.

Elle voulut dire quelque chose mais se ravisa. Après tout, comme sa mère n’avait de cesse de le lui rappeler, elle n’était qu’une pauvre petite créature aveugle.

11 ans

Il observait ses élèves, notant chacun de leurs mouvements, les conseillant activement, parcourant la salle de long en large sans omettre un détail. Depuis qu'il avait repris cette école, il avait vu passer beaucoup d'élève et il les avait plus ou moins tous amenés à bon port, même si parfois, quelques difficultés s'imposait à lui. Comme la petite nouvelle qui les avait rejoint plus de six mois auparavant, Kyana, qui était aveugle.

Elle se débrouillait bien au corps à corps, seule manière de combattre que son infirmité lui permettait d'exercer et avait du potentiel. Cependant, ce qui le gênait ne venait pas de là. Il y avait quelque chose chez cette enfant qui le dérangeait, quelque chose qui lui disait que son avenir ne tiendrait qu'à un fil. Et que la solidité de ce fil dépendrait, entre autre, de ce qu'il lui enseignerait.

Alors qu'il pensait à cela, ses élèves avait formé un cercle. Au centre, Junui soutenait Kyana qui venait de s'écrouler sans aucune raison apparente.

-Qu'est ce qu'il se passe ?


-J'en sais rien, elle s'est cassée la figure, d'un coup, paf, comme ça.

Le maître se pencha vers elle. Son teint était pâle et elle respirait avec difficulté.

-Vaut mieux qu'elle rentre chez elle... J'peux la racompagner.

Il acquiesça. Il était hors de question qu'elle continue les exercices dans cet état là.
°°°°°°°

Junui revint vite. Beaucoup trop vite et sans elle.

-Elle s'est barrée je sais pas où. Je l'ai quitté des yeux eux secondes et elle est partie en zigzaguant entre les gens. J'ai pas réussi à la suivre.

La figure du professeur se décomposa. Et merde.

°°°°°°°

Maman, maman…

La voix de la jeune adolescente était brisée, meurtrie. Elle arriva dans la pièce en courant, se cognant dans les murs, comme aveuglée.

Il était temps qu'elle retourne voir les dieux.

°°°°°°°

Lorsqu'il vit arriver la mère avec sa fille dans les bras, il les reconnut tout de suite. Elle était venue prier les dieux avec cette même jeune femme qui à ce moment-là n'était qu'un nourrisson. Il avait été la voir et lui avait alors dit de revenir au temple le jour ou la puberté de son enfant commencerait, le tout premier jour. Il savait que rien ne se passerai avant. Alors qu'elle se dirigeait vers la statue il s'avança vers elle et, l'attrapant par le bras, l'invita à le suivre. Puis, il s'enfonça dans le temple.

°°°°°°°°

Kyana ouvrit les yeux. De nouveau, ses formes étranges revinrent dans son esprit, mais cette fois-ci, elle savait. Les humains étaient... Presque disgracieux. Elle avait imaginé mainte fois quelque chose de bien plus harmonieux et la réalité était bien en dessous de ses espérances.

La voix du prêtre lui parvins alors qu'elle finissait d'émerger.

-.... vous devez savoir que tout don a un prix.

Elle releva la tête, se massant le crâne aussi énergiquement que son état de fatigue le lui permettait essayant de mettre de l'ordre dans ses pensées. Elle savait. Elle avait tous les éléments et pourtant, la conclusion qui s'imposait à elle ne lui convenait pas. Quelque chose lui semblait inconcevable. L'homme qui se trouvait non loin parlait de prix, mais pouvait-il imaginer le réel tribut qu'elle avait versé lorsque sa mère avait posé le pied dans ce temple ?

Sa liberté.

Quel que soit le dieu qui lui avait donné accès à la vue, il s'était brillamment moqué d'elle sans la moindre compassion. Non seulement elle avait conscience que le prix était son indépendance même, qu'elle n'existerait jamais plus pour que les dieux, mais en plus l'objet "acheté" en échange de cela ne lui appartenait même pas. La vue des autres. La dernière chose qui aurait pu lui être intime maintenant que son être était la possession des dieux n'était même pas sienne.

Une larme coula le long de sa joue.

-Je ne veux pas de ça. Je me moque de voir. Je veux pouvoir marcher où bon me semble, faire ce que bon me semble, quand bon me semble sans qu'un putain de dieu de merde à qui je n'ai rien demandé me l'interdise. Je ne leur ai jamais demandé de voir, les ombres me suffisaient, la lumière ne m'apporte rien. Pourquoi les dieux n'en font pas porter le poids à la personne qui a prié pour moi ? Ça serait certes injuste mais ce que cette personne m'a fait n'a rien de juste. Les dieux demandent ma servitude, où voyez vous une quelconque justice là-dedans ?

Dehors, on pouvait apercevoir la statue s'élever vers le ciel. Elle se leva, refusant le bras de sa mère et s'avança vers les effigies. Puis elle leva son poing vers le ciel et, face à Sumaru et a Gozen, elle hurla.

-Vous vous êtes fait maître, mais des maîtres auxquels je ne me soumettrais pas. Allez vous faire voir.... Vous m'avez volé mes droits, ma personne... Ma Liberté. Et bien soit, voici ma réponse. Je viendrai la reprendre. JE VOUS DÉFIE ! ET RIEN AU MONDE, PAS MÊME VOUS STUPIDES MORCEAUX DE PIERRE, NE FERA DE MOI UNE ESCLAVE !

Elle laissa retomber son poing, reculant sous un poids indicible. Dans l'air, un étrange parfum inodore flottait, un glas silencieux venait de retentir, un chemin se traçait.

Puis, un murmure vint bouleverser cette tension. Un murmure brisé mais confiant, un murmure de ceux qui ne laissent aucun doute quand à ce qui va se passer.

-Quitte à mourir plus tôt que prévu, je mourrais libre.


16 ans et 6 mois environs


-Tu peux rouvrir les yeux, s'il te plait ?

Kyana était couché dans l'herbe. Au-dessus d'elle Junui regardait le ciel, il avait clôt ses paupières pour ne rien perdre du vent qui coulait sur son visage. La jeune femme, de ce fait de nouveau aveugle, l'avait laissé savourer cet instant pendant quelques minutes avant que l'obscurité ne la dérange à nouveau. S'il y avait bien une chose dont elle avait peur, c'était que les dieux lui reprenne la vue avant qu'elle n'aie tenu sa promesse et, par conséquent, elle supportait de plus en plus mal le fait de ne plus rien distinguer lorsqu'elle empruntait la vue de quelqu'un et que ce quelqu'un fermait les yeux. Dans ces moments-là, elle se sentait impuissante et surtout à la merci des autres et elle se rendait compte de la précarité dans laquelle elle avait été.

Le jeune homme s’exécuta, lui laissant découvrir l'immensité bleue parcourue par les nuages filés qui partaient droit vers l'est.

-Tu sais que si ma mère avait été fidèle à mon père, je n'aurais peut-être pas été moi ?

Elle s'était redressée sur les coudes, ses iris blancs fixés dans le vide. Pas de handicap. Pas de Dieux. Pas de don. Pas de quête. Un destin complètement différent.

-Et tu ne m'aurais sans doute pas rencontré.


Elle sourit. Oui, effectivement.

-Je présume que l'idée t'affecte. Parce que si ça se trouve t'en a rien à faire de me connaître. Parce que tu vas partir, non ?

Son visage se ferma. Elle allait partir. Elle se sentait prête. Le monde l'appelait.

Elle était prête.

Elle retomba sur le dos et Junui la rejoint, s'allongeant à côté d'elle. Elle allait partir. Elle avait un engagement à tenir.

-Oui. Mais je vais te dire une chose. Je vais partir à cause d'une promesse et je reviendrais en tenant une promesse. Je te promets de revenir. De revenir libre. Je ne sais pas combien de temps ça va me prendre. Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais je te jure de revenir. Ici, c'est chez moi et chez moi je reviendrais.

Il y avait tant de conviction dans la voix de la gamine que Junui ne la contredit pas. Elle allait partir. Elle était prête.

°°°°°°°

Derrière elle, la plaine s'étendait à perte de vue. Dans son dos, un sac volumineux contenait ce qui allait être sa vie pour de nombreuses années à venir. La brise vint titiller une dernière fois la jeune femme, presque mélancolique de la voir partir sans demander son reste.

-Je vais te faire une confidence: je reviendrais.

Elle avait parlé d'une voix sans regret et malgré l'absurdité de la chose, le souffle semblait porter ces mots au loin. Elle avait confié ces certitudes au vent.

Elle était prête.

Le Maître et Junui y avait veillé.

Elle avait embrassé sa mère, salué son père, ses adieux à son professeur et à son ami avaient été fait. Adieux inexistant puisqu'elle ne partait que pour revenir un jour. Tout était en ordre.

Elle inspira un bon coup et s'élança comme elle l'avait souvent fait pour aller garder le troupeau sauf que cette fois-ci, elle allait en direction du sud. Première destination, Port la Rose. De là-bas tout lui était ouvert.

Elle reviendra, elle l'a promis au monde.

un don des dieux

Recit d'un don par un maître d'arme à un prêtre, quelque part à Eterna.

J'ai été surpris lorsque j'ai finis par comprendre. Cette jeune femme peut, comme vous le savez, voir par le regard des autres. Imaginez que je sois elle et regardez-moi. Présentement, je verrais ma propre personne par vos yeux. C'est un don passif, une capacité naturelle qui, finalement, n'a posé aucun réels problèmes à sa porteuse.

Bien entendu, la rééducation n'a pas été simple, l'évaluation des distances était compliquée (mais beaucoup de choses étaient compliquées) et elle est rentrée plus d'une fois dans un mur, mais elle a appris à s'y faire.

Une autre chose qui aurait été ardue pour un ancien voyant mais qui ne lui a pas posé de soucis est le fait qu'elle ne puisse pas déterminé d'où est ce qu'elle voit la scène. En effet, elle peut utiliser les yeux de toute personne capable de la voir ou qui serait dans son champ de vision si ses orbites lui servaient à quelque chose. Ce qui veut dire que cela concerne la personne en face d'elle comme l'aigle qui vole, là haut. Pour se situer dans l'espace, elle continue donc d'utiliser ses autres sens, comme elle l'a toujours fait.

Cependant, lors d'un affrontement, un combattant distrait est un combattant mort. C'est là que nous avons fourni la majorité du travail: fixé le regard, ne pas changer de "porteur", comme elle les appelle. Après beaucoup d'essais (vous auriez dû voir mon dojo quand je demandais à tous mes élèves de se bander les yeux pour lui accorder un peu de repos) nous y sommes parvenu et je ne suis pas peu fier d'elle.

Ce qui m'a demandé le plus de travail ? Réussir à la faire dormir et à ignorer ce qu'elle voit. Car, malheureusement, ce n'est pas en fermant les yeux que le monde cesse de défiler sous ses yeux innombrables et le sommeil est dur à venir quand l'imagination ne se fraye pas un chemin dans le monde des hommes.




Capacités



Garde solide: Consiste à modifier vos appuis pour encaisser n'importe quel coup en resserrant votre grade sur vos zones vitales. [phy]

Brise-garde:
consiste à combler votre manque d'allonge en passant sous la garde de votre adversaire.[phy]

Blocage:
Consiste à saisir votre adversaire pour pouvoir lui donner un coup. Pas de possibilités d'esquive pour lui mais votre défense baisse considérablement et vos mains sont occupées.[phy]

Chute
: en cas de chute, consiste à entrainer votre adversaire avec vous. Les dégâts sont partagés.[phy]

Berserk:
Capacité naturelle qui augmente vos stats.[mag]

Points sensibles:
Dès que vous touchez un point énergétique de votre adversaire qui est relié au cœur (les sentiments), à la moelle épinière (la transmission) ou au crane (l'esprit) sa vue est altérée.[phy/mag]

Sursensiblité: Utilisable uniquement après Points sensibles, consiste à retoucher les points utilisés auparavant pour affoler les sens du toucher, de l’ouïe et de l’équilibre de votre adversaire.[phy/mag]

Technique finale: Utilisable uniquement avec une réussite à points sensibles ou à sursensibilité et uniquement après l'utilisation de ses deux techniques. Consiste à s'emparer du regard de votre adversaire. C'est-à-dire qu'il sera obligé de regarder dans la direction que vous souhaitez (juste les yeux, la tête n'est pas prise en compte) et de ne pas fermer les yeux. Son corps et son esprit restent sous son contrôle. [phy/mag]



A travers les yeux d'un autre.


Epreuve: Narrer la première fois que Kyana a recouvert la vue. Quels étaient ses sentiments, ses émotions, face à ce flot de couleur venant du regard d'une autre personne ?


D’ordinaire, quand ses pieds étaient au sol, ce dernier n’avait plus de secret pour elle. D’ordinaire, à chaque inspiration, des fragrances multiples et enchanteresses venaient ravir ses narines. D’ordinaire, la moindre voix d’une foule  avait une identité à son oreille. D’ordinaire, l’air avait un goût. D’ordinaire, le monde n’avait pas de géométrie mais elle savait exactement où elle se trouvait et ce qu’elle y faisait. D’ordinaire.

Mais l’ordinaire s’en était allé.

Il l’attendait, quelques pas plus loin, bien sagement en sachant pertinemment que la distance qui les séparait serait douloureuse à franchir. Et qu’elle la franchirait.

Il l’attendait quelques pas plus loin. Il l’attendait pour mieux s’en aller. Et elle, elle le sentait. Elle faisait plus que le sentir, mais comme savoir est un mot bien trop grand, nous nous contenterons des sensations qui, loin d’être insuffisantes sont malheureusement difficilement explicables. C’était comme si une étendue immense c’était ouverte à elle. Depuis son estomac jusqu’à son cœur, tout son être la poussait en avant mais, niché dans le creux de son plexus, un nœud d’angoisses la retenait, comme un avant goût amer de ce qui allait suivre.

Il lui souriait. Elle allait venir le rejoindre, se perdre dans cette infinité avec lui. Car il avait emporté une part importante du fragile équilibre qui habitait autrefois Kyana. Il lui avait enlevé une partie de son innocence, de son ignorance, laissant un vide cruel à la place que ces éléments avaient occupée. Elle avait eu l’aperçu d’un savoir, d’une possibilité dont elle ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants mais qui prenait déjà une telle place qu’elle ne pouvait l’ignorer.

Sous elle se dessinait un chemin, une voie qui se construisait petit à petit alors qu’elle faisait imperceptiblement un choix.

D’ordinaire, quand ses pieds étaient au sol, ce dernier n’avait plus de secret pour elle. Mais le sol se déroba, elle bascula, laissant son corps vide de force l’entrainer, l’emporter sans qu’elle ne s’y oppose.

D’ordinaire, à chaque inspiration, des fragrances multiples et enchanteresses venaient ravir ses narines. Mais les parfums qui lui parvenaient étaient pervertis par sa perception des choses nouvellement dénaturée.

D’ordinaire, la moindre voix d’une foule avait une identité à son oreille. Mais le brouhaha qui emplissait ce lieu n’était que sonorités crues, cris, hurlement mêlé dans un chant dissonant et insidieux par son ouïe confuse.

D’ordinaire, l’air avait un goût. Mais sa bouche était pâteuse, hermétique aux appétences même de la vie.

D’ordinaire, le monde n’avait pas de géométrie mais elle savait exactement où elle se trouvait et ce qu’elle y faisait. Mais elle s’était perdue.

D’ordinaire, mais l’ordinaire s’en était allé, la laissant seule face à cette immensité magnifique et inhospitalière  qui éclipsait tout en elle, jusqu’à ses sens, les étouffants en son sein,  l’appelant doucement, irrésistible.

Alors elle fit un pas.

A la confusion extrême de son être vint se mêler une mélodie sans notes qui remplissait les gouffres de son trouble d’un timbre inconnu. Une mélodie d’un genre nouveau qui ne s’entendait pas avec les oreilles, qui n’avait ni saveur, ni odeur, ni texture… Elle s’abreuva de ce murmure et quand elle n’eu plus rien à boire où elle se trouvait, elle avait encore soif.

Alors, elle fit deux pas.

Elle avança vers la source avec une seule pensée : la tarir. Et l’ordinaire, l’ordinaire qu’il l’observait encore s’envola sans rien dire. Et elle ne le vit même pas, cet ordinaire qui n’avait plus de raisons d’être, car rien ne serait plus comme avant. Elle but de nouveau ce qui était à portée.

Alors, elle fit un troisième pas, recommença, elle fit un quatrième pas…

Et à chaque fois qu’elle avançait, un poids de plus en plus lourd lui pliait l’échine.

Elle se rapprochait de la source, petit à petit, toujours plus assoiffée, plus avide. Et le psaume qui flottait dans l’air semblait de plus en plus pleins, complet, fort… De plus en plus illusoire…. De plus en plus destructeur.  Après avoir comblé le vide de son être il s’était lancé à sa conquête, l’envahissant prenant toute la place. Il avait pris, certes, la place des doutes,  mais il avait de même délogé les certitudes, les acquis. Il avait emporté tout sur son passage, affolant le cœur, bridant les muscles, contractant le corps entier.

Kyana tendis la main. Devant elle s’ouvrait l’aboutissement, l’achèvement d’un idéal. Idéal allant de pair avec désillusion. Et c’est en songeant à ça qu’elle réalisa qu’elle s’était perdue. Perdue dans cette gigantesque étendue où elle était seule. De tout ce qui avait emplis cet endroit peu avant, il ne restait plus que la peur. La peur et la mélodie.

Dont chaque note était une couleur.[/color]


Dernière édition par Kyana Nahal le Lun 18 Nov - 20:55, édité 30 fois
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MessageSujet: Re: Kyana Nahal   Jeu 24 Oct - 12:04

Hello ^^

Ta fiche n'a pas l'air terminée, donc je te laisse le temps d'y travailler dessus !
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MessageSujet: Re: Kyana Nahal   Lun 4 Nov - 20:04

Fiche :
Sae, petit rat noir,
qui courait dans le soir....
Je lattrape par la capuche, j'en arrache la peluche...
Les passants me disent,
la mine bien grise,
trempe la dans les égout, qu'il n'en reste plus le moindre bout !


Orthographe : 1,75/2 < Des fautes d'accents, et des fautes de grammaires, que je classe là faute de mieux, mais c'pique pas du tout les yeux, objectivement. Surtout vu la quantité.

Présentation :  1,5/2 < C'aurait pu être mieux, m'enfin c'aéré, y'a des jolis titres, toussa, donc j'aime bien =D

La qualité d'écriture (vocabulaire, syntaxe etc....) : 2,75/3 < Très franchement, ceci est sans doute plus haut que ce que vont te mettre les autres, mais... Dat puissance dans tes mots, je trouve... En fait, le seul moment qu'a brisé mon trip poétique, c'le coup des règles. Pour le coup, j'ai passé une minute devant cette phrase en mode "... Qu'est ce que... pourquoi?"

Je t'ai tout de même retiré 0,25 parce que des trucs sont assez bizarres, mais c'très anecdotique.


Contenu : 2/3 < Je suis plutôt fan de ton background, à l'exception d'un truc muffinesque : ... Où est le père? J'meane, il a accouché sa femme, c'un mec super sympa, il roxxe... et d'un coup, boum, il disparait, la mère kind of maudit sa fille sans aucune raison, et le père s'en contrefout.

Bon, à part ça... Well, j'ai pas trop de problèmes avec le reste. Mais j'pouvais juste pas cautionner c't'absurdité.


Total : 8/10
Alors, que dire de plus? Une fiche excellente, au moins pour moi, parce qu'elle incarne tout ce que j'aime dans tes RPs. Et j'ai hâte de te mener dans ta quête =D
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MessageSujet: Re: Kyana Nahal   Mar 5 Nov - 14:53

Et tandis que Kyana partait à la découverte de ce vaste monde, résolue à retrouver cette liberté injustement dérobée, guidée par le regard d'un peuple dont elle n'avait désormais plus d'autre choix que de lui accorder sa pleine confiance pour avancer sur le droit chemin de la vie, un être, adossé sur le sommet de l'église où sa mère avait jadis prié, l'observait, un doux sourire aux lèvres. L'énergie arc-en-ciel qui tombait en cascade de ses longs cheveux se mariait à merveille avec cette écharpe multicolore qui flottait au vent de la destinée de l'Humanité.

L'entité divine voulut interagir une brève seconde avec la demoiselle, désirant calquer son propre regard sur le sien pour lui faire découvrir lors d'une très subversive vision d'un monde au futur certain que tout, dans la vie, ne tenait qu'à un fil, mais il ne le fit pas. Les ordres du dieu temporel étaient très clair au sujet de Kyana ...



- Chaque Homme est libre de changer son destin, personne ne t'en tiendra rigueur. Montre toi digne de ta condition humaine et ne crois pas tous les dieux contre toi. Certains sont à même de comprendre ta douleur, et savent s'insurger devant l'injustice. C'est aussi mon rôle, murmura t-il avant de disparaître définitivement, ne laissant qu'un halo lumineux à sa place.




L'orthographe sera notée sur 2 : [1,25/2] L'orthographe générale est bonne mais il y a une accumulation de petites erreurs qui m'ont sauté aux yeux. "mois > moi", absence de "ne" négatifs ... etc.

La présentation sera notée sur 2 : [2/2] Une phrase de début accrocheuse, des titres, de la couleur, des balises ... Je kiffe =(

La qualité d'écriture (vocabulaire, syntaxe etc....) sera notée sur 3 : [2,5/3] Passé certains incohérences syntaxiques, la qualité d'écriture en est très très bonne. Je connais tes RPs, donc je ne suis pas étonné. Tu gères.

Le contenu de votre fiche sera notée sur 3 : [2,5/3] Je trouve le contenu très bien ! Je ne me suis pas ennuyé un seul instant à lire ta fiche, et je dois admettre que je suis jaloux de monsieur Sumaru ici présent, parce que, comme la petite introduction de début de notation peut le montrer, ton personnage m'inspire beaucoup, niveau corrélation divines et tout ça. Après, je t'ai retiré ce 0,5 pour plusieurs petites raisons. L'absence du père, notamment, que je trouve totalement absurde si j'puis me permettre, le fait que tu n'aies pas nommé le village où tu es ... C'est con, mais ça m'aurait permis, même si tu l'avais inventé, de pouvoir le placer quelque part sur la mappemonde. On est toujours à la recherche de lieux tu sais, et pour terminer, le fait que, bon, voilà, c'est vraiment très bizarre, mais j'ai été autrement plus emballé par les personnages secondaires que par Kyana en elle-même. Ce que je veux dire est que la mère, par exemple, est tellement puissante (dans le sens qu'elle fait vibrer mon âââmeuh) et travaillée dans sa personnalité et tout ça, que Kyana, qui est quand même le personnage principal de l'histoire, en devient fade. Mais comme nous avons l'habitude de le dire, ce genre de choses se règlent directement en RP.


Pour ma part ce sera un beau [8,5/10]


Pas mal du tout ! Mais l'Elros est plus fort que tout, donc je ne peux que me taire et lire ton scenario avec Susu =(


NB : Ton avatar arrive bientôt ^w^
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MessageSujet: Re: Kyana Nahal   Jeu 7 Nov - 12:06

Sina m'ayant demandé d'outrepasser sa note (car elle ne peut pas le faire cette fois), nous passons directement à ton épreuve !


Citation :
Epreuve numéro 1 : Narrer la première rencontre avec le prêtre du temple, visiblement instigateur du prochain lieu de rendez-vous. En plus de cela, vous devrez nommer la ville/le village où votre mère habite et le repérer sur la mappemonde.

Citation :
Epreuve numéro 2 : Narrer la première fois que Kyana a recouvert la vue. Quels étaient ses sentiments, ses émotions, face à ce flot de couleur venant du regard d'une autre personne ?
Tu as le choix ! Bonne chance !


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MessageSujet: Re: Kyana Nahal   Sam 16 Nov - 23:03

Fiche : C'valait bien le coup de me casser les genoux.

Orthographe : 2/2 < J'crois pas qu'il y'ait de fautes, et s'il y'en a... Pas vu, pas pris.

Présentation : 2/2 < Simple, et parfaitement efficace.

La qualité d'écriture (vocabulaire, syntaxe etc....) : 3/3 < Du Saenus, mais avec Kyana. Que dire de plus?

Contenu : 3/3 < C'aura peut être pas de sens pour les autres noteurs, mais pour moi, c'est exactement ce qu'on te demandait. J'ai rien d'autre à dire, c'juste parfait, de mon point de vue.

Total : 10/10
... Ouais, l'irréparable a été commis. J'ai pas été loquace alors que l'épreuve le méritait.
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MessageSujet: Re: Kyana Nahal   Dim 17 Nov - 16:09

L'orthographe sera notée sur 2 : [2/2] Les points négatifs concernant ton orthographe ont été effacés, ce qui mérite amplement cette note.

La présentation sera notée sur 2 : [2/2] J'ai particulièrement aimé la couleur qui devient de plus en plus claire ! C'est aéré et balisé, la taille du texte est convenable. Bref c'est simple et beau.

La qualité d'écriture (vocabulaire, syntaxe etc....) sera notée sur 3 : [2/3] Connaissant la qualité de ton écriture et tes rps avec d'autres personnages, je sais pertinemment que c'est tout simplement très bien écrit. Mais, je trouve cela un tantinet plus simpliste que ce que je lis de toi d'habitude, et certaines répétitions (de mots tels que fragrances ou de phrases telles que "d'ordinaire" "il l'attendait quelques pas plus loin") m'ont plutôt chagriné. L'effet était surement volontaire, mais je n'ai pas adhéré.

Le contenu de votre fiche sera notée sur 3 : [3/3] Pour moi tout est en règle ! La consigne est bien respectée, c'est très beau, et une certaine poésie se dégage de ton texte, ce qui, je le reconnais, m'a plu (ne considérant pas les répétitions, donc.) - Bref, c'est tout bon ! Bravo à toi !


Nous passons donc à [9/10]


Et le résultat final, fiche et épreuve confondue, donne : [18/20], une excellente note qui te donne le droit à ton niveau 4 ainsi qu'au titre "départ honorifique" (tu peux te renseigner dans la section appropriée pour en connaître les effets)

Ton scénario sera Elros, Sumaru te donnera plus de détails quand à ce que tu dois faire avant de commencer ton premier RP solo !
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